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Climat : arme de guerre économique Abonnez-vous au flux RSS des articles

13 déc. 2017
14:46
0 commentaire Siège de la Banque Mondiale

D’abord, la Banque Mondiale ne financera plus l’industrie pétrolière après 2019. L’argument avancé est le réchauffement climatique. La décision est prise depuis, hier à l’occasion de la tenue à Paris du sommet pour la planète. 

 

L’alternative proposée est de mettre en place une nouvelle plateforme de financement pour investir dans le climat via un fonds qui participe avec les financements locaux, nationaux publics et apport des privés pour des investissements dans des économies moins polluantes. La Banque Mondiale s’est engagée à accélérer la mobilisation de fonds,  afin d’aider les pays émergeants à supporter les coûts de la transition, 2 milliards de dollars sont proposés. Il s’agit selon cette optique de développer les marchés financiers locaux et à accroître le financement privé des projets liés au climat.

Dés l’année prochaine, il est prévu de déclarer les émissions de gaz à effet de serre des projets d’investissement que cette institution finance dans le secteur énergétique principalement et dont les résultats seront publiés tous les ans à partir de fin 2018. Il est aussi prévu que la Société financière internationale (SFI, filiale de la BM), qui utilise la tarification du carbone dans les principaux secteurs depuis janvier 2017, étendra cette mesure à tous les secteurs dès janvier 2018.

L’os américain

Dans cette bataille menée conjointement par l’Europe et la Banque Mondiale contre l’énergie fossile l’équation Trump vient brouiller le jeu qui, à partir du Sommet de Paris prend des allures de guerre économique entre grands. Les producteurs de pétrole et de gaz devront créer la leur.

L’arrivée de Donald Trump à la tête des Etats Unis en tant que fervent opposant au concept de réchauffement climatique ne simplifie pas tellement les choses aux européens surtout qu’il a retiré les Etats-Unis du texte issu de la COP21. Le 1er juin dernier, Donald Trump avait signifié son niet à l'accord de Paris son argument : « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris ». Pour lui, la véritable raison pour laquelle « les lobbyistes étrangers souhaitent garder notre magnifique pays ligoté et lié par cet accord est de donner à leur pays un avantage économique sur les États-Unis ».

L’absence remarquée de Trump au sommet de Paris ce mardi a été relevée par le président français qui, a déploré le manque d’ambition en matière de lutte contre les changements climatiques. Avant cela, il était plus explicite considérant la question sous l’ongle de la responsabilité historique : il est « extrêmement agressif de décider seul de tout simplement quitter » l'accord conclu entre plus de 190 pays en 2015. 

L. Aizouni

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