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Chakib Khelil omniprésent dans le procès Abonnez-vous au flux RSS des articles

05 janv. 2016
21:23
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A aucun moment de la procédure judiciaire l’ex-ministre de l’Energie et des mines n’est cité ni comme témoin ni comme inculpé. Pourtant, son nom est revenu à plusieurs reprises au cours de ce procès, dit de Sonatrach 1.

 

A l’instar de l’ex-vice-président de Sonatrach chargé de l’activité amont, son ex-collègue qui était en charge lui du transport par canalisation, a justifié la signature du contrat avec l’entreprise italienne Saipem pour la réalisation d’un système de transport par canalisation de gaz naturel (GK3), pour un montant de 688 millions de dollars, par l’urgence signalée.

Znassi Benamar, c’est de lui qu’il s’agit, est l’unique prévenu poursuivi pour délits à être en prison, tandis que les autres coaccusés sont soit sous contrôle judiciaire, soit comparaissent librement. Le contrat avec l’entreprise italienne avait déjà été bouclé avant son arrivée à Sonatrach, étant à la tête de l’ENAC (entreprise nationale de canalisation filiale de l’entreprise ère). Il rejoindra Sonatrach en novembre 2008 comme vice-président chargé des transports par canalisation. En fait il est arrivé au moment où l’offre financière des entreprises ayant soumissionné était mise sur la table. Le marché pour lequel Saipem avait postulé constituait le troisième lot. Benamar Znassi expliquera au juge qu’il a considéré le prix de l’entreprise italienne trop élevé et elle avait refusé de concéder la oindre réduction. Le vice-président décidé alors d’en référé à son PDG qui lui demande de négocier. Saipem consent un rabais de 1% ce qui était grotesque. Benamar décide alors de geler le processus. Il est interpellé par le ministre qui ke reçoit dans son bureau et lui intime l’ordre de réngocier. « Il m’a interdit d’annuler le projet et ‘a demandé de négocier pour avoir une réduction de 11%. Ce qu’il a obtenu, en sachant pertinemment que c’était la seule multinationale qui avait les moyens de réaliser le projet. Et c’est ainsi que l’appel d’offres s’est transformé en consultation restreinte. Le prévenu l’explique par l’urgence décrétée, car la Sonelgaz était en train de construire une centrale électrique du côté de Koudiat Draouch et elle avait besoin que les pipes soient implantés. « Vous confondez entre l’urgence et la nécessité », lui fait remarquer le juge tout en insistant sur le fait qu’il avait enfreint non seulement le code des marchés publics mais aussi la directive 408 AR15 émise par Sonatrach.

Dans la même affaire, Mohaed Rédha Méziane est rappelé à la barre. Et pour cause ! Il était le conseiller personnel du PDG de Saipem Algérie contre la modique somme de 140.000 DA mensuellement. Il précise au tribunal les circonstances de sa rencontre avec l’italien qui l’avait sollicité par l’intermédiaire d’une aie commune afin qu’il intercède en sa faveur auprès de son père aux fins de revoir es pénalités de retard de 29 millions d’euros à la baisse. Mohamed Rédha accepte, mais le PDG de Sonatrach lui dira que l’entreprise ne lui appartenait ni à lui ni à son fils. Ce n’est pas tout. Mohamed Rédha a bénéficié de 400 millions de centimes que lui a remis Tuo Rozi. I dira que c’est un prêt personnel consenti par le sus-cité. Mais sans aucun document. Cet argent a servi à l’achat d’une voiture grosse cylindrée à son épouse. Un véhicule qui a fait l’objet d’une saisie conservatoire.

Faouzia Ababsa

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