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Le PDG de Sonatrach dans une conférence de presse
«Aucun puits ne sera fermé à In Salah» Abonnez-vous au flux RSS des articles

08 févr. 2015
15:09
0 commentaire M. Saïd Sahnoun

Il y a un peu plus de deux ans, le Parlement adoptait à la majorité la loi relative aux hydrocarbures qui est venue amender celle de 2005 et introduire l’exploitation par l’Algérie d’énergie non conventionnelle. Sans que cela ne suscite le moindre remous, si l’on excepte les députés de l’Alliance verte qui ont soufflé le chaud et le froid.

 

En 2014, Sonatrach réalisait avec succès son premier forage de gaz de schiste. L’annonce en a été faite par le ministre de l’Energie lors d’un déplacement qu’il a effectué à In Salah. Janvier 2015, un mouvement de protestation contre l’exploration de cette énergie non conventionnelle a surgi. Parmi ses animateurs, des députés de la majorité parlementaire qui ont acquiescé à la loi. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, la contestation n’a pas arrêté et Sonatrach n’a pas réussi à convaincre la population du bien fondé du recours au gaz de schiste. Un manque de communication flagrant qui n’a fait qu’attiser la colère.

Une carence de communication qui a été soulevée aujourd’hui par quasiment la totalité des journalistes qui sont intervenus dans la conférence de presse qu’a animée M. Saïd Sahnoun. Lequel avouera que Sonatrach n’a pas beaucoup communiqué et encore moins recouru à une campagne d’explication et de vulgarisation pour lever les ambigüités et autres équivoques sur cette question.

Le successeur de Zerguine qui prendra la parole après les cadres des différents départements pour expliquer à la presse tout le processus de forage du puits de gaz de schiste en prenant en compte l’environnement et la non pollution de l’eau et la projection d’un documentaire réalisé aux Etats-Unis, précisera que les résistances aux gaz de schiste sont les mêmes qui ont été observées lorsque l’Algérie a décidé de faire appel au dessalement de l’eau de mer pour l’approvisionnement des ménages, dont les robinets en coulaient qu’un  jour sur cinq, voire une fois par semaine. « Aujourd’hui, la population est satisfaite de voir les robinets couler H24 ». Il reconnaîtra que les craintes des citoyens du Sud du pays sont légitimes et qu’il suffisait de leur expliquer qu’il n’y avait aucun danger pour les convaincre. Et le PDG du groupe Sonatrach de préciser que l’exploitation du gaz de schiste créera un nombre d’emplois « sans commune mesure avec tout ce qui a été fait par l’entreprise en la matière. »

M. Sahnoun a déclaré que le puits d’In Salah ne sera pas fermé. « C’est une question de quelques jours. Nous aurons terminé et l’on se déplacera vers un autre site. » Et d’ajouter : « demander l’arrêt d’un forage cela équivaudrait à arrêter toute l’activité pétrolière. » Car selon lui, il n’y aucune différence entre le forage d’un puits conventionnel et celui d’un puits non conventionnel si ce n’est que le gaz de schiste est emprisonné à l’intérieur de la roche mer qui n’a pas réussi à le dégager. Le conférencier expliquera que Sonatrach a jeté son dévolu sur la région d’In Salah car soucieuse de lui fournir de l’énergie électrique.

L’ex-vice président amont de Sonatrach s’est appuyé sur beaucoup d’exemples de pays qui ont fait le choix de recourir au gaz de schiste. Il citera entre autres l’Allemagne, la Pologne, l’Ukraine, la Grande Bretagne (qui a commencé à l’exploiter tout en accordant des facilitations fiscales aux compagnies). « L’Arabie Saoudite dont la production de gaz et de pétrole est deux fois plus importante que l’Algérie a débloqué as moins de 7 milliards de dollars pour cette énergie non conventionnelle. » A la question de savoir pourquoi d’autres pays qui importent du gaz n’y ont pas recouru, M. Sahnoun lancera : « Ils ont leur agenda, nous avons le nôtre, précisant par la même que Sonatrach maintiendra l’ensemble de ses projets en la matière.

A propos de la compagnie pétrolière Total, le premier responsable du groupe a déclaré qu’elle n’a jamais été associée ni de près ni de loin au projet d’exploration du gaz de schiste. Une exploration qui permettra à l’entreprise algérienne d’avoir plus de visibilité sur la rentabilité économique.

Enfin l’orateur annoncera que le groupe qu’il dirige compte relancer toutes les structures de communication, dont le club de la presse pour mieux faire passer et vulgariser les activités de Sonatrach.

Faouzia Ababsa

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