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Après l’accord de vienne : les cours s’affolent Abonnez-vous au flux RSS des articles

01 déc. 2016
20:15
0 commentaire Le prix du baril toujours en hausse après l’accord de l’Opep

Les prix du pétrole accentuaient leurs gains aujourd’hui  après une envolée de près de 10% hier à la suite de l'accord conclu à Vienne, par l’ensemble des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui consiste  en la réduction la production mondiale et soutenir les prix.

 

A cette heure, le baril de Brent de mer du Nord livrable en janvier 2017 prenait encore de l’envole pour atteindre les 54 dollars. C’est ainsi que l'Opep avait mis fin à deux mois de suspense par un accord jugé particulièrement ambitieux sur une limitation de son offre. Réuni comme tous les six mois à Vienne, le cartel a annoncé que ses membres s'étaient entendus pour réduire leur production, marquant un événement sans précédent depuis 2008 ainsi. Le cartel s’est prononcé pour réduire sa production de 1,2 million de barils par jour, ce qui équivaut à un plafond de 32,5 millions de barils par jour, à la surprise des marchés qui craignaient que les tensions géopolitiques, notamment entre deux de ses plus grands producteurs que sont l'Iran et l'Arabie Saoudite, fassent s'écrouler les négociations.

L'Iran sort gagnant de l'accord de l’Opep

Tous les pays du cartel, à l'exception de l'Iran, du Nigeria et de la Libye, doivent baisser leur niveau de production. L'Iran a même été autorisé à augmenter sa production de 90 000 barils par jour au cours des six premiers mois de l'année 2017. Il y a encore neuf mois, des pays de l'OPEP voulaient que l'Iran gèle sa production à un niveau de 3,6 millions de barils par jours, mais ils ont finalement accepté. L'Arabie Saoudite a accepté de supporter le gros de l'effort, faisant reculer sa propre production de 486 000 barils par jour, afin de permettre aux cours de remonter. L’Irak, lui est concerné par une diminution de 210 000 de barils par jours et une production de 4,35 millions de barils par jour. Les Émirats arabes unis, eux,  envisagent une baisse journalière de 139 000 barils et une production estimée à 2,87 millions de barils par jour.  Pour le Venezuela, sa production journalière diminuera de 95 000 barils par jour pour arriver à 1,97 millions de barils par jour. L’Algérie, quant à elle, va réduire sa production de 50 000 barils par jour pour atteindre un niveau de 1,039 millions de barils par jour en janvier. La Russie, le premier gros producteur  monial non-Opep a confirmé, pour sa part, hier, être prête à réduire sa production de pétrole de 300 000 barils par jour en 2017, après l'annonce faite par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Notons que ces derniers mois, l'Opep comme la Russie ont augmenté leurs productions à des niveaux historiquement élevés. Près de 34 millions de barils jour dans le premier cas (avec l'Indonésie), et plus de 11 millions de barils jours dans le second. Ce qui, en quelque sorte, accroît leur marge de manœuvre. En effet, pour rendre une telle remontée des cours possible, il faudra que l'accord soit respecté par les pays de l'OPEP. Or rien n'est moins sûr, car aucune sanction n'est prévue pour les pays qui ignoreraient les limitations. L'OPEP et les pays non membres du cartel ont décidé d'organiser prochainement une réunion, prévue à Doha, pour « coucher » ces accords sur du papier.

Lynda Mellak

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