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Fêtes de l’aïd et rentrée scolaire
Les Algériens dépensent 100 milliards de dinars Abonnez-vous au flux RSS des articles

31 juil. 2013
15:39
0 commentaire Les bourses éprouvées par la cherté

Les Algériens dépensent plus de 100 milliards de dinars dans l’achat des vêtements  l’approche des fêtes de l’«aïd», et des fournitures scolaires.

C’est ce qu’à indiqué, aujourd’hui, le président de l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA),  Hadj Tahar Boulenouar, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au siège à Belouizdad (Alger).

Il a souligné que les prix des produits prêt-à-porter ont doublé ces dix dernières années, précisant qu’une augmentation de 10% de ces prix a été enregistrée depuis la fin du mois de carême de l’année précédente.

Selon M. Boulenouar, l’augmentation des prix des produits prêt-à-porter est due surtout à la faible production nationale, qui couvre moins de 30% des besoins du marché. Ce qui encourage l’importation de ces produits notamment de la Chine et de la Turquie.

Dans le même cadre, il a noté également le phénomène de non facturation, regrettant le manque flagrant de contrôle des produits importés dont les marges bénéficiaires sont toujours méconnues. C’est pour cela qu’il a préconisé une nouvelle vision dans le secteur.

50% des commerçants assureront la permanence durant l’«aïd»

 Sur un autre plan, il a fait savoir que 40 à 50% des commerçants assureront la permanence durant les journées de «l’aïd», citant l’exemple de 8000 boulangeries qui seront ouvertes durant ces jours.

A ce propos, il a déclaré que durant les jours de cette fête religieuse, les Algériens consomment plus de 80 millions de baguettes de pain (sans souligner la part des poubelles).  Rappelant qu’il existe déjà une loi qui oblige les commerçants à assurer cette permanence, l’UGCAA rejette l’idée de pénaliser les commerçants qui ne s’y soumettent.

Pour M. Boulenouar, «au lieu de sanctionner ces commerçants avec une amande de 50 000 DA allant jusqu’à la fermeture des locaux, il serait préférable de faire un travail de sensibilisation pour les convaincre sur l’utilité publique de ces permanences».

Dans le même sillage, il a appelé les pouvoirs publics à établir les listes des commerçants concernés par la permanence en concertation avec toutes les parties, du wali jusqu’au représentant des commerçants qui connaissent bien la situation de leurs pairs. Il a donné l’exemple des boulangeries, en indiquant que 70% des ouvriers viennent de l’intérieur du pays. Aussi,  l’aïd est une occasion pour cette catégorie de le passer en famille.

Concernant la non stabilité des prix des fruits et légumes, il a indiqué que cela est dû notamment à la mauvaise gestion des chambres froides ainsi que le manque d’industrie de transformation alimentaire. Selon M. Belenouar, 30% des fruits et légumes sont importés par 3.000 importateurs.

Toujours dans la consommation alimentaire des citoyens, l’Algérien ne consomme que 16 kg de viande par année au moment où la moyenne à l’échelle mondiale est de 25 à 30kg par an. Cela en dépit des 600 000 tonnes de viandes, rouge et blanches,  importées.

Sur un autre angle,  le président de l’UGCAA a estimé que la réussite de la prolongation de l’activité commerciale durant la nuit, n’est que partielle durant ce mois de Ramadhan. Elle est liée à la réunion des trois conditions, à savoir le transport, la sécurité et l’éclairage public, M. Boulenouar a appelé à l’ouverture des banques, des bureaux de postes et les services de l’état civil au niveau des APC pour inciter les citoyens à sortir la nuit.

Lahcene Brahmi

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