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Importation
Les licences accordées exclusivement aux producteurs Abonnez-vous au flux RSS des articles

15 juil. 2015
15:51
0 commentaire Amara Benyounès, ministre du Commerce

Mises en vigueur prochainement, les licences d’importation visent non seulement à maîtriser les achats extérieurs, mais aussi à encourager la production locale.  

 

Le ministre du Commerce, Amara Benyounès, a indiqué, dans un entretien accordé à l’APS, que l'acte de production sera l'un des critères essentiels qui sera retenu pour l'octroi des licences d’importation. La priorité d'octroi de ces licences sera accordée aux producteurs qui voudront importer le différentiel non produit localement pour répondre aux besoins des consommateurs. Ces licences permettront d'encourager et de protéger les industries naissantes et d'inciter les importateurs à créer une activité de production, a-t-il précisé. « Quand vous avez une entreprise qui produit en Algérie, elle aura accès aux licences d'importation », a-t-il ajouté.

« Je tiens à rassurer l'ensemble des opérateurs économiques que nous ne sommes en guerre contre personne, que nous n'avons de comptes à régler avec personne et que ces licences sont destinées à mieux gérer et à rationaliser notre commerce extérieur », réitère le ministre avant de  rappeler la chute de moitié des recettes d’exportation de l’Algérie  et la nécessité de mieux gérer en cette période la balance commerciale. « L'instrument juridique dont le gouvernement algérien disposera sera ces licences d'importation et d'exportation », a-t-il expliqué.   

Toujours concernant l’assainissement du commerce extérieur, le ministre a indiqué qu’une large enquête a été lancée récemment par son département visant la mise en place d'un fichier national des importateurs. Ce fichier de statistiques et d’informations, explique le ministre, va permettre au ministère du Commerce, aux Douanes et à la Direction générale des impôts d'établir un fichier devant identifier les importateurs, la nature de leurs activités (type de produits importés) et leur nationalité et aussi pour accéder à toutes les informations relatives aux importateurs pour en assurer un meilleur contrôle.

Mais vu le grand nombre des opérateurs que compte cette activité, près de 43.000 opérateurs, l'enquête pourra durer une année, signale-t-il. « Nous avons un problème avec certains importateurs. Il existe des  importateurs qui ne sont même pas identifiés alors que d'autres, qui ne font  pas les opérations d'importation pendant des années, reviennent par la suite », s'interroge le ministre. 

Noreddine Izouaouen

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