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La facture d’importation de lait en baisse de 18,66% Abonnez-vous au flux RSS des articles

28 janv. 2017
17:54
0 commentaire Des mesures avaient été décidées en faveur des éleveurs

L’Algérie a importé moins de lait en 2016. La facture a d’ailleurs reculé à 849,2 millions de dollars en 2016 contre 1 milliard de dollars en 2015, soit une baisse de 18,66%, selon les douanes.

 

 Les quantités importées de ce produit ont également reculé pour s'établir à 358 943 tonnes contre 372 126 t, soit une réduction de près de 3,54%. «Cette réduction de la facture d'importation s'explique non seulement par le recul des quantités importées mais aussi par la chute des prix à l'importation par l'Algérie de cette denrée alimentaire», explique la même source. Durant les dix premiers mois de l'année 2016, le prix moyen à l'importation par l'Algérie des poudres de lait s'est établi à 2.311 dollars par tonne contre 2.834 dollars par tonne à la même période de 2015, soit une baisse de 18,5%. Même tendance baissière enregistrée pour les matières grasses laitières dont le prix moyen à l'importation était à 3.743 dollars par tonne contre 3.951 dollars par tonne, en recul de 5,3% entre les deux mêmes périodes de comparaison.

Le gouvernement veut réduire les importations de 50% en 2019

Afin de réduire les importations de ce produit subventionné et de promouvoir la filière lait, des mesures avaient été décidées par le gouvernement en faveur des éleveurs et des opérateurs de ce secteur en augmentant la subvention du lait cru et en encourageant l'investissement, avec l'objectif de baisser les importations de la poudre de lait de 50% à l'horizon 2019. Le gouvernement a ainsi décidé que le prix de référence du litre de lait cru de vache soit fixé à 50 dinars (contre 46 dinars auparavant), se répartissant entre 36 dinars le prix de cession du lait cru aux laiteries et 14 dinars de subvention de l'Etat, contre, respectivement, 34 dinars et 12 dinars auparavant. En réponse à la préoccupation des éleveurs relative à l'accès à l'aliment de bétail et à la régulation du marché de ce produit, il a été décidé d'approvisionner directement les éleveurs en matière de son (résidu de mouture de blé). D'autres mesures de facilitation à moyen terme ont été prises par le gouvernement afin d'asseoir une stratégie de relance de la filière lait.

Il s'agit notamment de l'accès des professionnels de la filière lait au foncier agricole pour leur permettre d'investir en amont de cette filière et concourir au développement des grandes cultures (céréales et fourrages). Les pouvoirs publics ambitionnent, dans ce cadre, de promouvoir la création de fermes modernes intégrées pour l'élevage bovin laitier et la production de céréales et de fourrages dans le cadre de contrats-programmes. Il s'agit aussi d'encourager l'utilisation du crédit de campagne "R'fig" pour investir dans la production des fourrages, tandis que les coopératives des éleveurs seront incitées à recourir à l'exploitation des périmètres irrigués, notamment dans les Hauts-Plateaux et le Sud.

L.M/APS

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