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Une école pour l’agriculture saharienne Abonnez-vous au flux RSS des articles

16 oct. 2016
11:25
0 commentaire Hocine Benhaddya, General Manager de l’Ecole d’agriculture Lina Algérie

L’agriculture saharienne est devenue une réalité tangible et le Sud aujourd’hui est le nouveau pôle agricole du pays grâce à des fermes pilotes qui nous approvisionnent de la production nationale « made in Sahara ». Lina Algérie est une nouvelle ferme de production et de recherche agricole qui a donné des fruits succulents. Cette ferme ouvrira aussi ses portes aux jeunes d’ici début 2017. Son propriétaire, Monsieur Hocine Benhaddya compte faire de Lina Algérie une école de formation d’envergure nationale, et qui est située plus exactement à Hassi Messaoud dans la wilaya d’Ouargla. 

 

L’Econews : Qu’est-ce que Lina Algérie ?

Lina Algérie est l’extension d’une école de formation qualifiante DLE spécialisée dans les engins des travaux publics qui a démarré les années 2008-2009. Nous avons donc une expérience de près de 10 années et nous sommes devenus leader dans le domaine de la formation qualifiante en la matière. Notre école a donné de bons résultats et l’ensemble des stagiaires des différents cycles de formations sont satisfaits de notre prestation. C’est pourquoi l’idée de faire une extension de l’école en 2012 nous est venue, mais cette fois-ci dans le domaine de l’agriculture. Nous avons acquis une assiette foncière de 500 hectares à Belhirene distant de 60 kilomètres de Hassi Messaoud.

Pourquoi l’extension de votre école est orientée vers un autre domaine que les travaux publics ?

Nous avons implanté des arbres fruitiers, comme le grenadier, l’abricotier, le figuier, le murier, l’olivier, etc., qui ont donné de bons produits. Outre les cultures maraichères, nous avons cultivé la pastèque, le melon et le cantaloup. Après ces expériences réussies, nous avons orienté notre formation sur un autre domaine aussi important que l’agriculture. C’est celui de créer une école d’agriculture moderne pour le Sud, dans le but d’accompagner d’abord les jeunes qui ont des concessions agricoles et qui ne savent pas par où commencer et où terminer leur agriculture. Mais aussi former une main d’œuvre qualifiée dans le domaine de l’agriculture, parce qu’un ouvrier doit savoir comment planter un arbre et le tailler, comment lire une fiche technique d’un engrais ou d’un pesticide qui sont importants pour l’agriculture d’aujourd’hui et c’est la mission principale de l’école Lina Algérie.

Est ce qu’il faut des techniques spéciales pour réussir l’agriculture dans le Sud ?

De mon expérience personnelle et comme je suis issu d’une famille de cultivateurs, nous avons réussi à cultiver plusieurs produits agricoles. Aujourd’hui encore mieux parce qu’il y a le système de goutte à goutte, les serres et les engrais qui n’existaient pas auparavant et qui aident énormément à développer l’agriculture même dans le désert. Notre amour donc pour la terre nous a poussés à cultiver toute sorte de plantes et les résultats ont été toujours à la hauteur de cette terre. C’est pourquoi nous voulons transmettre notre savoir-faire aux jeunes et futures générations qui ont un penchant vers le travail de la terre.

Est-ce que vous ciblez par la formation, les jeunes de Sud ou bien tout le territoire national ?

Quand nous avons commencé l’Ecole DLE, c’était un tout petit projet pour les jeunes de la région. Mais aujourd’hui, nous avons des élèves qui viennent de partout ; de Ghazaouet, Tébessa, Alger, etc. et qui sont pris en charge puisque nous avons un internat de 300 lits et un restaurant de 200 places. Notre école fourni une formation de qualité et une attestation qualifiante agrée par la formation professionnelle. C’est un acquis et un support pour les jeunes à la recherche de travail. Avec notre attestation, pas mal de stagiaires ont créé leurs propres projets dans le cadre des dispositifs d’aide de l’Etat, comme l’Ansej et la Cnac. Pas mal aussi d’entre eux ont intégré des sociétés grâce à notre crédibilité. D’ailleurs, certaines entreprises incitent leurs employés à faire des formations chez nous parce que nous avons acquis un nom dans le marché du travail et enfin nous avons une satisfaction morale dans ce sens.

L’école Lina est-elle déjà opérationnelle et quelles est la durées des formations ?

L’école Lina Algérie sera opérationnelle le 1er trimestre de l’année 2017, les fruits que nous avons implanté sont productifs, les baraques  sahariennes climatisées sont prêtes pour recevoir les nouveaux stagiaires. De même l’administration est sur place et il nous manque juste les formateurs  dans différentes filières de l’agriculture. Nous sommes en train de sélectionner les candidats. Ce que nous pouvons promettre c’est qu’au 2eme trimestre de 2017, vous aurez les fruits de cette nouvelle école d’agriculture. Concernant la durée de la formation, nous avons programmés des cycles de perfectionnement de courtes durées allant de trois à quatre semaines. Il s’agit des cours accélérés pour les initier au métier d’agriculteurs, ensuite viendra la spécialité dans les pesticides, les engrais ou autres créneaux bien précis.

Naima Allouche

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