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«Substituer la production nationale à l’importation» Abonnez-vous au flux RSS des articles

20 oct. 2016
14:11
0 commentaire M. Abdelhamid Bouarroudj

Le groupe Lacheb qui s’est spécialisé dans le négoce des fruits et légumes veut investir plus. L’entreprise s’est fixé l’objectif d’arriver à substituer la production locale à l’importation, et, à terme dégager des quantités à l’exportation. Son association avec le groupe américain Aiag qui porte sur la production de semences de pomme de terre, l'élevage de vaches laitières, l'engraissement de bovins, les cultures céréalières, touche également à la formation et au transfert de technologie. M. Bouarroudj nous en dit davantage dans cette interview.

 

L’Econews : Quelle est la principale activité du groupe Lacheb?

Abdelhamid Bouarroudj : Il s’agit d’une entreprise familiale qui s’est spécialisée, depuis les années quarante, dans le négoce de fruits et légumes. Avec l’ouverture du marché, dans les années quatre-vingt-dix, nous avons rejoint le marché international en important des produits agricoles. Pour le développement de la culture, nous avons utilisé l’importation comme levier de financement de l’investissement agricole en Algérie.  Aujourd’hui avec le produit de l’importation nous avons créé une dizaine d’entreprises d’exploitation agricole implantées dans six willayas (Blida, Tipaza, Médéa, Chleff, Mostaganem et El-Bayad).  

L’investissement agricole est un processus très long. Le marché algérien est très demandeur en quantité et en qualité. En investissant dans l’amont de l’agriculture, nous avons créé nos propres plants. Nous sommes aussi présents en aval de l’agriculture (récolte, transport, calibrage, emballage) et nous possédons nos propres sociétés qui se sont spécialisées dans le recyclage du plastique.

Nous sommes en partenariat avec l’Etat dans deux projets de fermes pilotes au niveau de Mostaganem à raison de 66%/34%. Actuellement,  le projet est  arrivé à sa phase de production. Et nous sommes toujours en discussion avec les pouvoirs publics pour d’autres projets de firmes à développer. Nous avons mené également d’autres discussions avec les Italiens et les Chinois pour le développement de certains produits agricoles en Algérie.

Parlez-nous de votre expérience avec le groupe  américains AIAG ?

Notre relation avec ce groupe américain date de 2014 suite à une visite de travail que nous avons effectuée dans les Etats de Californie et du Texas. Nous avons conclu un accord avec le consortium américain, Américain International Agriculture Group (Aiag) qui a donné naissance à une entreprise privée mixte. Ce projet porte sur la production de semences de pomme de terre, l'élevage de vaches laitières, l'engraissement de bovins, les cultures céréalières et fourragères. Il s'agit aussi d'intégrer un système d'irrigation et de fertilisation biologique. Ce partenariat  s'inscrit dans l'objectif de réduire les importations algériennes en semences de pomme de terre et en poudre de lait. C'est l'un des premiers partenariats qui va introduire la technologie américaine pour les fermes de vaches laitière. Il est question de procéder à un échange de technologie et de créer un centre d'opérations pour un système intégré américain pour la production de semence de pomme de terre. Des experts américains s’installeront bientôt en Algérie avec leurs matériels de pointe. Le concept va dans le sens de créer un groupe de travail dans le cadre d’une formation académique en collaboration avec l’université d’El-Bayad et de Mostaganem. Nous avons signé, en septembre dernier, un contrat de formation sur le projet du bovin laitier qui s’étalera sur une période de deux ans avec un groupe américain spécialisé dans l’élevage de bovins laitiers qui sera installé à Mostaganem. La formation débutera en décembre prochain.

L’exportation est-elle à l’ordre du jour ? 

Le marché national est très demandeur. Nous enregistrons même un déficit. C’est pour cette raison, que nous devrons, d’abord, répondre à cette forte demande nationale. Nous travaillons ainsi pour l’abondance de la production pour pouvoir dégager des excédents à l’exportation. Nous recevons beaucoup de demandes de la part des pays étrangers mais l’exportation se prépare. C’est pour cela que nous réservons cette phase pour le long terme. Nous pouvons être prêts pour pénétrer le marché international d’ici 2020. Nous sommes entrés en contact avec de grandes fermes étrangères pour y placer à termes notre production. D’ailleurs, nous allons exposer notre produit au Salon de la logistique à fruits qui se tiendra prochainement à Berlin. Le groupe s’est fixé, dès le départ, l’objectif  de la substitution de l’importation par la production nationale dans l’agriculture. Maintenant, nous sommes en train de cibler des produits qui sont importés pour les produire localement avec les meilleures techniques et dans les meilleurs endroits pour l’obtention de meilleures qualités.

Lynda Mellak

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