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L’Algérie face au phénomène acridien
Le danger écarté mais la menace persiste Abonnez-vous au flux RSS des articles

11 juin 2013
15:12
0 commentaire Le criquet, un insecte ravageur

Le danger de l’activité antiacridienne sur l’Algérie semble être écarté mais la vigilance est au quotidien, grâce au dispositif  de vieil  mis en place. Un dispositif constitué de plusieurs experts du ministère de l’Agriculture, du ministère de la Défense et des autres organismes. Une réunion a été organisée  aujourd’hui, présidé par Rachid Benaïssa, au ministère de l’Agriculture, pour évaluer la campagne de lutte antiacridienne durant la saison printanière de l’année en cour.

Il faut dire que plusieurs villes du Sud sont menacées par le phénomène qui se manifeste d’une manière cyclique. L’Algérie n’est pas le seul pays menacé par l’activité acridienne. Des pays comme le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, etc. sont associé aux campagnes de luttes et d’échanges d’informations de manière régulière afin de surveiller l’évolution, le déplacement,  et la reproduction des criquets.

En ce qui concerne la surveillance  durant ce printemps, la présence de criquets a été signalée dans certaines régions du sud du pays notamment dans la wilaya de Béchar. C’est une alerte.   Mais des réponses doivent être apportées, déjà, pour contrecarrer ce fléau ravageur qui menace  les cultures et les plantations.

Pour « tuer le ver dans l’œuf », un dispositif a été déployé. Il est composé de 30 équipes terrestre de prospection, 224 unités de traitement et de 5 hélicoptères appartement à l’ANP.   Ce dispositif a permis de prospecter 274.270 hectares dont 50% par voie aérienne et le traitement  d’une superficie estimée à 19.725 hectares dont 3.020 hectares par voie aérienne », a souligne le ministre. Mais une question se pose. Quel est le danger induit par l’utilisation des pesticides et insecticides pour le traitement d’immenses surfaces sur les plantations et l’environnement?

Pour rappel, les citoyens des régions du sud se sont plaints de la mort de leur bétail, en mettant en cause la dangerosité  des produits utilisés. Selon l’expert du ministère de la Défense, « tous les produits sont homologués par l’Algérie et la FAO. Les mêmes produits sont biodégradables au bout de 8 jours. »

Pour renforcer ses capacités de lutte antiacridienne, le  ministère de l’Agriculture a signé une convention avec une filiale de Tassili Airlines, Tassili Travail Aérienne. Cette société nouvellement créée devra participer à la lutte contre le phénomène  avec une enveloppe financière de 1 milliard de DA pour les 5 années à venir.   

Mahmoud Chaal

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