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Figue de barbarie : Une ressource inestimable Abonnez-vous au flux RSS des articles

05 avril 2017
09:17
0 commentaire La superficie figuicole sera augmentée

Les perspectives de développement de la culture du figuier de barbarie en zones montagneuses ont fait l’objet, hier, de débat à Béjaïa.

 

En effet, la Direction des services agricoles de la wilaya (DSA) a organisé avec ses partenaires, l’association nationale pour le développement du cactus et l’université de Béjaïa, un atelier national. Et auquel ont pris part des cadres de la DSA, des chercheurs universitaires, des représentants de l’INRAA d’Oued Ghir, du Haut-commissariat au développement de la steppe (HCDS), de la chambre d’Agriculture, de la Conservation des forêts, du Parc national de Gouraya (PNG), etc.

Selon les organisateurs, à leur tête le DSA de Béjaïa, M. Laïb Makhlouf en l’occurrence, cette rencontre est l’occasion de voir où en sont les recommandations concrètement sur le terrain du premier séminaire consacré à la filière. Lequel a été organisé en septembre dernier au niveau de l’université d’Amizour. D’autant que le ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche a inscrit dans son programme la valorisation du figuier de barbarie en Algérie, plus singulièrement dans les zones montagneuses et les bassins côtiers.

Le cactus, une ressource exploitable

Lors de sa déclaration liminaire, le directeur des Services agricoles a indiqué que «le figuier de barbarie est une plante des régions arides et semi-arides qui présente une large gamme de produits naturels et manufacturés.» Et d’insister sur le fait que «c’est une ressource exploitable dans des zones géographiques où l’emploi se fait rare et ou l’exode rural sévit.» Il citera à ce propos les expériences menées à travers le monde – dans des pays lointains, l’Amérique latine et dans des pays proches, c’est le cas notamment du Maroc, de la Tunisie et de l’Espagne.

D’ailleurs le thème de la communication du Professeur Madani, de la Faculté des sciences de la nature et de la vie à Béjaïa est transversal puisque des «impacts environnementaux des plantations du cactus», il a abouti au «rôle du cactus dans la vie socioéconomique d’une région sub-saharienne.» Ce qui démontre clairement, insistera-t-il, «son impact comme une solution d’autonomie, un complément de revenus pour les familles, une source d’alimentation pour le bétail, de cohésion sociale et par conséquent un facteur de fixation des populations» happées par des «migrations vers les pôles urbains.»

En matière de cactus en Algérie, le Pr. Madani a expliqué que «plusieurs milliers d’hectares de cactus y sont plantés.» Néanmoins, soulignera-t-il, «la densité des plantations est plus importante dans les zones du tell et les zones steppiques ». Et avec l’exploitation de cette ressource disponible et qui n’exige pas une attention au quotidien, « l’Algérie arrive à des revenus de plus de 10 000 dinars l’hectare, sans compter la contribution à l’alimentation personnelle et à l’élevage ».

Le litre à 500 euros…

La majorité des participants à cet atelier national a estimé qu’il est devenu impératif d’accompagner cette évolution par la création d’activités de transformation, à l’exemple de l’extraction des huiles naturelles de cette plante dont le litre atteint jusqu’à 500 euros sur le marché international ; le cactus s’est fait une place dans le monde de la cosmétique. En effet, l'huile de ses fruits, les figues de Barbarie, possède de multiples vertus hydratantes, anti-oxydante et donc anti-âge.

Ceci d’un côté, de l’autre, la commercialisation de son jus ou encore son utilisation comme aliment de bétail. C’est dans cette optique qu’il a été décidé «l’augmentation de la superficie figuicole à travers le développement de la culture du cactus», devenue même une priorité. Car, comme l’a affirmé le DSA de Béjaïa, «cela permettra de gagner en surface agricole utile (SAU), de résorber la jachère, de constituer des pare-feu dans le cadre de la lutte anti-incendie, de lutter contre l’érosion des sols, notamment aux abords des autoroutes, des chemins de fer, barrages… Après le développement de cette culture, on pourra enfin présenter un fruit pour la transformation industrielle, notamment dans la fabrication de yaourt, concentré de jus, vinaigre, huile de graine, aliments de bétails (raquettes)… ».

Salim Aït Sadi

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