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700 litres de lait jetés dans la nature par jour Abonnez-vous au flux RSS des articles

09 févr. 2017
11:57
0 commentaire 800.000 vaches laitières ont été consommées

En dépit toutes les mesures prises par les pouvoirs publics, la crise du lait reste d’une actualité brûlante.

 

Et ce sont toujours les mêmes constats qui sont établis par les professionnels. Les mesures arrêtées par le gouvernement pour soutenir la filière ne sont pas suffisants. Ce soutien est de 40 milliards de dinars, dont 20 milliards pour la production. L’Algérie ne produit pas plus de 800 millions de litres alors que les besoins sont de l’ordre de près de 5 milliards.

«Notre cheptel est mal nourri», estime Mahmoud Benchakour, président du Comité national interprofessionnel du lait (CNIL) qui était l’invité ce matin l’invité de la radio nationale. Il a indiqué qu’une vache consomme 70 tonnes de fourrage par an, « il faudra donc produire 7 millions et pour ce faire, l’Etat doit octroyer des terres aux éleveurs pour cultiver l’alimentation des vaches.»

M. Bouchakou a souligné que le comité qu’il préside avait demandé au ministère de l’Agriculture des espaces, mais ceux-ci ont été finalement octroyés à l’OAIC pour la production des céréales. L’hôte de la radio a déploré le fait qu’il n’y ait que 200.000 vaches laitières en production. Celles importées par l’Etat à coup de devises, ont pris la direction des abattoirs. « Or, une vache doit être maintenue en production pendant au moins 5 ans. Les éleveurs se sont transformés en maquignons.»

Il a confirmé que 700 litres de lait sont jetés quotidiennement dans la nature parce qu’ils ne trouvent pas preneurs. «Lorsque le prix de la poudre de lait baisse sur le marché mondial, les transformateurs se détournent de la production parce que cela leur revient moins cher.» Il a regretté que les 170 laiteries ne tournent qu’à 30% de leur capacité, alors que l’Algérien consomme 115 litres de lait par an. La solution à cette crise, affirme encore M. Bouchakour, réside dans l’amélioration de la production pour réduire la facture d’importation. Celle-ci a atteint l’année dernière a atteint 849,2 millions de dollars.

Faouzia Ababsa

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