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7 millions de litres d’huile d’olives attendus à Bouira Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 déc. 2016
17:57
0 commentaire La mouche de l’olive, un parasite qui provoque la chute du fruit avant sa maturation

Considérée parmi les régions du pays ayant un fort potentiel oléicole, la wilaya de Bouira table sur une production de 70 000 hectolitres (7 millions de litres) d’huile d’olive au terme de la saison en cours (2016-2017), selon les prévisions rendues publiques ce dimanche par la DSA (Direction des services agricoles).

 

Avec ce niveau, certes, la récolte s’annonce significativement en hausse par rapport à la campagne précédente (56 700 hectolitres), mais elle demeure en deçà des attentes compte tenu de l’importance de la surface oléicole dont jouit cette wilaya et qui s’élève à près de 40 000 hectares.

En quantité d’olives, le même pronostic de l’administration sectorielle locale prévoit une récolte qui dépasserait les 380 000 quintaux (qtx), soit une hausse de 27% par rapport à la saison d’avant où à peine 300 000 qtx seulement ont été cueillis. Le rendement en huile attendu pour cette année, quant à lui, est de 18 litres/quintal, (19l/q l’an dernier).

Dans son analyse de la situation globale de la filière oléicole dans la région, la DAS de Bouira relève certaines contraintes majeures qui freinent l’élan de la production locale. En premier lieu, l’épisode de sécheresse qui a frappé la saison automnale dernière, ce qui s’est traduit en conséquence par un retard énorme pris par le processus de maturation du fruit. Une raison pour laquelle, les huileries de la région ont entamé la campagne de trituration avec un retard de près de 5 semaines.

Les producteurs, de leur côté, ont fait état de l’apparition de la mouche de l’olive, un parasite favorisé par les conditions climatiques difficiles de cette année et qui provoque la chute du fruit avant sa maturation. Les oléiculteurs regrettent néanmoins l’absence de soutien des pouvoirs publics pour éradiquer ce fléau.

Au niveau des huileries, l’heure est à présent à la spéculation sur le prix de cette denrée précieuse appréciée et fortement demandée dans les quatre coins du pays. A priori, le litre d’huile fraiche (de la saison en cours) est cédé à 800 dinars contre 600 à 700 DA celui de la campagne précédente. D’aucuns misent sur un prix à 1 000 DA, voire plus, d’ici la fin de la saison de cueillette.

Globalement, Bouira représente près de 10% de la production nationale d’olives à l’huile, occupant ainsi la 4ème position derrière Béjaïa (20%), Tizi-Ouzou (15 %) et Skikda (10%).

Mourad Allal

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