dimanche 23 avril 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Les Britanniques fêtent «l’Indépendance day» Abonnez-vous au flux RSS des articles

24 juin 2016
10:11
0 commentaire Cameron va quitter le 10 Downing Street

Les Britanniques ont choisi le camp du Brexit à 52% contre 48% en faveur du maintien de leur pays au sein de l’Union Européenne. C’est désormais irréversible pour l’UE qui perd un allié de 43 ans. Ceci marquerait-il le début de la fin de l’Union Européenne qui voit ce jour en noir ? 

 

Après une longue nuit de dépouillement dans 382 circonscriptions et un taux de participation de 72%, les Britanniques décident majoritairement et démocratiquement de quitter l’UE et de prendre leur avenir en main et même assumer les conséquences de ce divorce difficile. Les premiers indices du scrutin publiés après la fermeture des bureaux de vote à 22h00 ont laissé croire à une avance assez confortable du maintien de la Grande-Bretagne à l’intérieure de l’UE. Quelques heures après la donne change radicalement et verse dans le camp du Brexit et plonge l’Europe entière dans l’incertain et la stupeur.

Le verdict annoncé au petit matin était plein de désillusion pour l’Europe qui se disait « rassurée et confiante en la lucidité des Britanniques ». La déception est à son total aujourd’hui. Les résultats en provenance du Royaume-Unis ont bouleversé le monde entier, particulièrement le monde économique qui s’est réveillé dans une situation chaotique avec la baisse de l’Euro, du Dollars, des cours du pétrole et un krach boursier sans précédent depuis 1985. Les experts s’attendent à la détérioration des marchés financiers qui devraient chuter aujourd’hui de plus de 10%.  Idem pour le livre sterling qui a perdu en valeur depuis hier soir. C’était un scénario prévisible en cas de Brexit.

Cataclysme. Les Britanniques ont dit « Non » à l’UE. D’ailleurs certains de ses membres jouent toujours la carte de la prudence tandis que d’autres s’apitoient sur leur sort et énumèrent les conséquences du Brexit sur leur avenir politique et économique. Reconnaissant le désaveu des Britanniques à son égard et sa défaite pour maintenir son pays au sein de  l’UE, le Premier ministre Davide Cameron annonce son intention de démissionner de son poste. Chose incertaine étant donné que son rival Nigel Farrage s’apprête à savourer sa victoire tant attendue. Il a réussi son paris et à conduite les Britannique vers la sortie de l’UE démocratiquement. Cette démarche historique encourage déjà d’autre membre comme les Pays-Bas à réclamer un référendum pour choisir leur camp. Il faut savoir qu’en défiant la Commission européenne, la Grande-Bretagne risque de subir de lourdes conséquences et procédures relatives à ses conditions de  sortie de l’UE.

L’UE va se réunir dans l’urgence à Bruxelles

Quelques instants seulement après l’annonce du vote en faveur du Brexit, les premières réactions tombent. Davide Cameron première victime du Brexit annonce sa démission prochaine. En effet, les réactions ne se sont pas fait attendre. N’étant plus une hypothèse, mais une amère réalité ou une épreuve réussie par le peuple britannique, les réactions s’enchainent et les appels à un référendum par les autres membres de l’UE se multiplient. Pour éviter ces réactions en chaîne, l’UE prévoit de se réunir ce matin pour trouver des solutions urgentes à la situation. Le président français François Hollande refuse de se prononcer avant la réunion. Les premières réactions étaient françaises. Elles étaient nombreuses et contrastées. Tandis qu’Alain Juppé évoque un choc historique l’extrême droite de Marine Le Pen salue cette victoire et appelle à un statut similaire pour son pays. Quant à Junker et Schulz respectivement présidents de la Commission européenne et du Parlement européen mettent en garde le Royaume-Uni contre sa décision et lui prédisent un parcours lourd et long concernant les conditions de sortie. La même menace a été proférée par la chancelière allemande Angela Merkel.  Par ailleurs, en Flandre, au Pays-Bas, en Pologne, au Danemark, les peuples grognent et appellent à un statut similaire. Après ce choix cornélien des British, une autre question s’impose : Qu’adviendra-t-il du Pays de Galles, de l’Irlande, de l’Ecosse et de Gibraltar ? 

Samira Bourbia

Sur le même sujet
23juin 2016

Brexit : le monde retient son souffle

19juin 2016

Brexit : La majorité des Britanniques favorable

13juil. 2016

Theresa May devient premier ministre britannique

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.