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Transparency International livre son "baromètre mondial"
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09 oct. 2013
15:23
0 commentaire Elle s'est amplifiée depuis la crise de 2008

Transparency International (TI) vient de rendre public son baromètre mondial contre la corruption. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette ONG n’est pas optimiste quant à la volonté et la capacité des Etats à lutter contre la corruption. TI estime, en effet, que la corruption s’est amplifiée depuis la crise financière de 2008.

 

Selon l’Organisation non gouvernementale, qui a enquêté dans 107 pays et interrogé plus de 14.000 personnes, « les partis politiques sont considérés comme le pan de la société le plus corrompu, avec une note de 3,8 sur une échelle allant de 1 («pas du tout corrompu») à 5 («extrêmement corrompu»)».

La police vient en deuxième position des institutions les plus corrompues au niveau mondial, estime TI. Elle est talonnée, toujours au niveau mondial, par la fonction publique, les parlements et la justice auxquels Transparency international attribue la note de 3,6.

Dans un autre rapport, daté de mardi, Transparency international évoque carrément « l’exportation de la corruption ». Il s’agit en fait d’un rapport d’évaluation pour l’année 2013 concernant les pays de l’OCDE ayant ratifié la convention contre la corruption élaboré par cet organisme.

« Les gouvernements des principaux pays exportateurs doivent intensifier leurs efforts pour empêcher leurs entreprises multinationales de se livrer à des actes de corruption au cours de leurs opérations commerciales à l’international ».

TI estime que 30 sur les 40 pays signataires de la convention de l’OCDE contre la corruption engagent peu d’enquêtes et de poursuites pour des faits de corruption transnationale. « Les 40 Etats signataires, qui représentent plus de deux tiers des exportations mondiales, pourraient réduire drastiquement la marge de manœuvres des entreprises se livrant à des actes de corruption transnationale. »

La présidente de Transparency International explique les raisons de la mauvaise application. Elle les impute aux coupes budgétaires dans les services de la police et de la justice, l’absence d’organismes spécifiquement chargés d’engager des poursuites des faits de corruption transnationale.

« Les pays qui appliquent de manière active la convention de l’OCDE contre la corruption ne représentent que 26% des exportations mondiales». Et le rapport de TI de poursuivre : « Vingt pays, dont des membres du G20 – Brésil, Corée du Sud, Japon et Pays-Bas – n’ont rien fait ou presque pour demander des comptes aux entreprises et aux dirigeants d’entreprises qui versent des pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers. Au cours des quatre dernières années, vingt-trois pays signataires n’ont entrepris aucune poursuite pour des faits de corruption transnationale».

M.H

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