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Brexit : le monde retient son souffle Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 juin 2016
14:42
0 commentaire Les Brittaniques à 12h00 de leur avenir

C’est un grand jour pour les 46 millions Britanniques qui se dirigent depuis 7h00 du matin aux bureaux de vote pour se prononcer sur le maintien ou non de leur pays au sein de l’Union Européenne après une campagne mouvementée qui a duré plusieurs mois. Le suspens de l’issue de ce référendum est à son comble. 

 

Pour l’occasion, les bureaux de vote britanniques resteront, aujourd’hui, ouverts jusqu’à 23h00. Les premiers résultats officiels ne devraient être connus qu’à partir de 3h du matin et les résultats définitifs cinq heures plus tard. En attendant, la tension monte sur tout le marché européen, notamment, financier qui restera prudent et tendu jusqu’à l’ouverture des marchés demain matin.

Après avoir exprimé leur ras-le-bol de la politique sociale et économique de l’UE à leur égard, le peuple britannique adhère à l’idée du Brexit, notamment, depuis l’afflux migratoire qui a envahi leur sol et les a privés de leur droit social. Cette situation d’incertitude a incité Davide Cameron à réagir et trouver des solutions. Chose faite. Après avoir exercé du chantage sur Bruxelles, capitale de l’UE, Davide Cameron décroche un accord pour revaloriser la position de son pays au sein de l’Union européenne. Malgré cet accord conclu entre le Royaume-Uni et les 27 membres de l’UE où Davide Cameron avait négocié un statut spécial de son pays, les Britanniques doivent prendre leur décision comme ils l’ont fait en 1975 lors de leur intégration à l’UE. Le compromis convenu entre les deux parties visait à encourager le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l’UE. Le statut spécial accorderait aux Britanniques, notamment, salariés des avantages sociaux et d’autres avantages liés aux allocations familiales pour les enfants résidants dans d’autres Etats de la zone de l’UE. Pour encourager leurs finances, l’UE garantirait aux Britanniques une régulation financière et bancaire égale lui permettant la supervision des établissements et marchés financiers.

En dépit de ce compromis arraché par le Premier ministre britannique au mois de février dernier, les Eurosceptiques conservateurs et pros Brexit conduits par Nigel Farrage, chef du parti « Pour l’indépendance du Royaume-Unis, n’ont jamais été convaincus du maintien de leur pays à l’intérieur de l’Union. Ils ont mené depuis une campagne mouvementée et même violente pour le Brexit contre leurs opposants, notamment, Jeremy Corbyn, chef du parti des Travaillistes. Ces derniers sont soutenus par Davide Cameron au poste du Premier ministre depuis 2010 et qui tente de gagner en popularité pour renouveler son mandat. Depuis la signature de l’accord avec l’UE et le scandale de Panama Pepers qui a fragilisé sa position le Premier ministre qui était l’initiateur du mouvement du Brexit se bat aujourd’hui pour le maintien de son pays au sein de l’UE. Ce référendum sera décisif pour l’avenir politique de Cameron qui était le premier à voter ce matin. Pour lui ce scrutin sera un coup de poker. Quel que soit le résultat, son avenir politique sera bouleversé. En effet, un Brexit signera son arrêt de mort politique même s’il déclare ne pas démissionner après cette consultation populaire.

Les mises en garde du FMI, la BM et la FED

La Grande-Bretagne recourt pour la seconde fois à un référendum pour décider de son sort au sein de l’UE. Le 5 juin 1975, les Britanniques avaient voté pour le maintien de leur pays dans le marché commun européen à 67,2%. Aujourd’hui, l’histoire se répète, mais cette fois-ci ils doivent répondre à une question cruciale celle de rester ou quitter définitivement l’UE.  L’issue de référendum va séparer les camps demain matin.

A quelques heures des résultats du scrutin, l’étau se resserre autour du monde économique et même politique. Par peu du Brexit et de ses conséquences sur le marché financier les Britanniques se ruent depuis le week-end dernier aux bureaux de change pour échangent des livres contre un mélange d'euros et de dollars. Le pays entre dans un état de panique. Tandis que les British prennent leurs précautions, les pays membres de l’UE mesurent  l'impact du Brexit sur leur économie à l’instar de la Belgique qui sera la plus touchée selon son Bureau du plan en charge d’élaborer  la présentation de ses perspectives économique de son pays. De son côté la présidente de la banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen  conseille la prudence sur la politique monétaire mondiale. Quant au FMI, il avertit le Royaume-Unis contre une lourde conséquence du Brexit sur son économie qui tomberait en récession d’ici 2017. Sans oublier l’impact du Brexit sur la politique de la défense de l’UE et l’instabilité que ceci provoquerait sur la souveraineté du Gibraltar. En attendant les résultats du référendum, certains politiques restent optimistes.

Le Brexit, comment ça marche ?

C’est une procédure de retrait de l'UE prévue dans les traités. Elle se réfère à la « clause de retrait » (article 50) introduite par le traité de Lisbonne (2009). Une fois la décision prise, Londres devrait négocier - pendant deux ans maximum - un « accord de retrait », conclu au nom de l'Union par le Conseil de l'UE (qui réunit les 28 États membres), à une majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

 

Samira Bourbia

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