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Brexit : La majorité des Britanniques favorable Abonnez-vous au flux RSS des articles

19 juin 2016
15:22
0 commentaire Entre les pour et les contre, le 23 juin tranchera

Ayant ras-le-bol de la politique européenne, les Britanniques optent pour le référendum pour décider de rester ou quitter l’Union Européenne, où ils ne voient plus l’utilité de rester. Le 23 juin prochain sera décisif pour toute l’Europe qui cédera sûrement à la volonté de la Grande-Bretagne. 

 

L’adhésion ou la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne sera décidée le 23 juin prochain par voie référendaire, mettant ainsi en œuvre sa décision prise en 2013 après que les Britanniques eurent manifesté leur ras-le-bol de la politique européenne. Pour leur permettre en toute liberté et démocratie d’exprimer leur opinion, la Grande Bretagne opte pour le scrutin pour régler les divergences et mettre un terme à cette incertitude qui dure depuis plus de deux ans. Les raisons du Brexit demeurent plus au moins claires pour les Britanniques qui n’ont pour mot d’ordre que « quitter l’UE ». Ils veulent aujourd’hui apporter des réponses à leurs questions en remettant en cause toutes les décisions politiques, économiques et sociales que l’UE leur impose depuis 1973.

Parmi les raisons majeures du Brexit sondées par plusieurs institutions, la question de l’immigration où l’afflux massif des migrants vers le Royaume-Uni était à l’origine des difficultés sociales que vivent aujourd’hui les Britanniques qui se sentent privés de leur simple droit de vivre comme l’accès au travail, au logement et à une meilleure qualité de vie. Pour eux la Grande-Bretagne a tout offert à l’UE sans contrepartie et contribue vainement au budget de la zone euro dont la livre sterling ne fait même pas partie.

Les menaces de Merkel

Autre décision qui a mis en grogne les Britannique est l’excès des réglementations européennes qui ne servent que l’intérêt des grandes entreprises au détriment des petits investisseurs. Sans oublier, la déficience du système bancaire du royaume causé par les réglementations supra-nationales ainsi que la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme d’invalider la déchéance du droit de vote des prisonniers au Royaume-Uni. Ce qui a provoqué des remous au sein de la classe politique et de la société britannique. Des raisons parmi d’autres qui ont incité les Britanniques à opter pour le Brexit afin de se libérer de la « dictature de l’UE », comme l’ont qualifié les eurosceptiques conservateurs. Ces derniers favorables au Brexit sont déterminés à convaincre leurs compatriotes à quitter l’UE et plaider pour la réappropriation de leur marché commercial. Ces pros Brexit ont déjà refusé en mois de février dernier tout compromis avec l’UE, et ce, en dépit des négociations menées par leur Premier ministre David Cameron pour maintenir leur adhésion à l’UE.              

Après avoir fixé la date du referendum en mai dernier au 23 juin de l’année en cours, plusieurs chefs d’Etat européens ont réagi à l’éventuel Brexit. Il y a ceux qui ont mis en garde les Britanniques contre les conséquences de leur sortie de l’UE, à l’instar de l’Allemagne qui tente de défendre ses intérêts et sa position au sein de la zone euro déjà secouée par les effets néfastes de la crise économique. Selon la chancelière allemande Angela Merkel a averti le Royaume-Unis en cas de Brexit de provoquer un choc psychologique, économique et politique au sein de l’UE. Elle les a menacés de ne plus bénéficier des avantages de l’UE comme la Norvège et la Suisse qui ne sont pas membres de l’UE, et d’être considéré comme un pays « tiers ».

Des menaces alimentées par la crainte que d’autres pays ne réfléchissent à un statut similaire, comme l’a annoncé les Pays-Bas, La Grèce, le Danemark et la Pologne. Ces derniers redoutent les conséquences du Brexit sur leur économie et situation politique, sachant que la Grande-Bretagne détient Gibraltar, la voie de passage intercontinentale et interocéanique la plus stratégique et importante pour la survie économique de l’UE. Une crainte que partagent les habitants de cet endroit stratégique qui craignent un conflit politique si l’Espagne réclame sa récupération. En attendant le scrutin aucune déclaration officielle n’a été faite sur ce sujet.  De son côté la France estime par la voie de son ministre de l’économie, Emmanuel Macron, que « le départ de la Grande-Bretagne de l’UE signerait la fin d’une Europe ultra-libérale », qualifiant la démarche du Brexit de déstabilisante et de chantage pour que les Britannique imposent leur opinion sur le marché européen. Au moment où certains pays cèdent au pessimisme, le président de la Commission de Bruxelles se dit confiant en la lucidité des Britannique à prendre la bonne décision sans nuire à l’intérêt de tous. Ce qui ne peut être prouvé qu’après le 23 juin prochain. 

Samira Bourbia

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