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Libye
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30 mars 2012
14:00
0 commentaire Les Libyens font face au chômage, à la cherté de la vie et au manque persistant de liquidités

 

Cinq mois après la fin du conflit, la situation économique et sociale est des plus précaires en Libye. Pour remettre à flot l’économie de ce pays de 1 775 000 km2 et de près de 7 millions d’habitants, le CNT à fort à faire dans tous les domaines.  

 

Les bureaux de poste et les banques sont pris d’assaut, très tôt et chaque jour, par les Libyens et les téméraires étrangers qui sont restés dans l’espoir de percevoir leurs salaires. Ce n’est pas évident au quotidien pour une banque ou un bureau de poste, qui n’a que quelques dizaines de milliers de dollars, de satisfaire tous les demandeurs venus dans l’espoir de retirer de l’argent. Cette situation dure depuis des mois et les Libyens font face au chômage, à la cherté de la vie et au manque persistant de liquidités. Dans un pays qui a connu un conflit armé, sanglant et coûteux, la Banque centrale libyenne, malgré la levée de sanctions de l’ONU et l’injection de 1,5 milliard de dinars, n’arrive toujours pas à satisfaire les longues files d’attente de citoyens en quête d’un simple retrait. Une situation toujours précaire. Des manifestations devant le Conseil national de transition ont été organisées pour réclamer des nouveaux chefs de Tripoli difficultés financières, d’où la cherté et la rareté de certains produits tels que la pomme de terre, la viande, les oeufs, l’huile, le sucre et le concentré de tomate, qui viennent d’une importation parallèle et encore moins contrôlée des pays frontaliers, dont la Tunisie et l’Algérie. La plus grande partie des dinars libyens circule désormais en dehors du secteur bancaire. Une crise de confiance envers les banques et le fait de thésauriser en sont une des causes premières, mais le vrai problème est le lobby corrompu qui continue à oeuvrer en toute impunité dans un pays où justice et contrôle sont absents. Il est difficile de mettre fin aux anciennes pratiques. L’industrie pétrolière arrive à produire 1,65 million de barils/jour (estimations janvier-février 2012), soit 70% de sa réelle capacité de production. Et l’économie libyenne en dépend à hauteur de 90%. Ses échanges avec l’Algérie ont connu une baisse de - 193%, soit 7,81 millions de dollars, due essentiellement aux arrêts des chantiers. Pour couronner le tout, le FMI estime que le PIB devrait baisser de 60%. La Libye n’en finit pas de manger son pain noir durant cette difficile période de transition. A l’UMA d’oublier ses différends et d’élaborer une offensive économique afin de s’impliquer davantage dans la croissance régionale et la reconstruction de la Libye. Les multinationales ont les dents longues, au Maghreb de rétablir les liens du sang dans l’intérêt des peuples de la région et de leur prospérité n M. R. du travail et le versement des salaires. La situation est similaire dans les autres villes du pays, où des jeunes au chômage et détenant à ce jour les armes, crient leur colère. Le gouvernement de transition a décidé d’octroyer un salaire de 600 dinars à tous les ex-rebelles qui désirent intégrer l’armée nationale pour récupérer les armes en circulation et atténuer un tant soit peu le chômage.

Hausse des prix et rareté des produits

Sortir d’un conflit récent et essayer d’apporter des solutions à nombre de problèmes, telle est la mission du pouvoir libyen dans l’immédiat. Tout tourne autour de l’argent : les sociétés d’importation et de distribution ont d’énormes difficultés financières, d’où la cherté et la rareté de certains produits tels que la pomme de terre, la viande, les oeufs, l’huile, le sucre et le concentré de tomate, qui viennent d’une importation parallèle et encore moins contrôlée des pays frontaliers, dont la Tunisie et l’Algérie. La plus grande partie des dinars libyens circule désormais en dehors du secteur bancaire. Une crise de confiance envers les banques et le fait de thésauriser en sont une des causes premières, mais le vrai problème est le lobby corrompu qui continue à oeuvrer en toute impunité dans un pays où justice et contrôle sont absents. Il est difficile de mettre fin aux anciennes pratiques. L’industrie pétrolière arrive à produire 1,65 million de barils/jour (estimations janvier-février 2012), soit 70% de sa réelle capacité de production. Et l’économie libyenne en dépend à hauteur de 90%. Ses échanges avec l’Algérie ont connu une baisse de - 193%, soit 7,81 millions de dollars, due essentiellement aux arrêts des chantiers. Pour couronner le tout, le FMI estime que le PIB devrait baisser de 60%. La Libye n’en finit pas de manger son pain noir durant cette difficile période de transition. A l’UMA d’oublier ses différends et d’élaborer une offensive économique afin de s’impliquer davantage dans la croissance régionale et la reconstruction de la Libye. Les multinationales ont les dents longues, au Maghreb de rétablir les liens du sang dans l’intérêt des peuples de la région et de leur prospérité.

Malik Racim

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